La Suède à l’ère de la « certification LGBT »

Une certification spéciale pour le mouvement LGBT ? C’est une réalité en Suède, un pays ayant introduit le droit pour deux personnes de même sexe de se marier et d’adopter des enfants et avoir recours à la PMA. La « certification LGBT » s’étend à tous les domaines de la vie quotidienne :

HBT

Police, dentistes, bibliothèques, maisons de retraite, centres de santé, maternité …

L’aire de jeu pour enfants le plus prisée à Göteborg, Plikta, a ainsi été certifiée – une procédure par ailleurs payant. A Stockholm  un lycée a récemment d’annoncer qu’il va introduire un vestiaire « neutre de genre », c’est-à-dire un vestiaire pour les élèves qui se considèrent d’un autre genre. Une déléguée d’élèves explique que ce vestiaire est destiné aux élèves qui ne veulent pas s’identifier ni comme homme ou femme.

En 2009 l’église luthérienne, église d’Etat jusqu’en l’an 2000, a commencé à proposer des camps de préparation à la confirmation conçus sur mesure pour les jeunes LGBT où l’on veut permettre aux adolescents de « problématiser la norme hétéro et la famille traditionnelle ».

Cette certification est une illustration d’un mouvement qui avance rapidement dans la société suédoise, à savoir un effacement de la différence sexuelle au profit d’une société liquide, où les enfants sont encouragés par le planning familial à découvrir leur sexualité dès l’âge de trois ans. Un projet financé par un fonds public.  Plus tard, au collège, on leur expliquer que toute forme de relation sexuelle est bonne, à l’aide de films animés dont le contenu  serait qualifié de pornographique si les acteurs étaient réels. L’Etat suédois a subventionné la production de ce matériel – une preuve que le lobby homosexuel a l’oreille du Gouvernement suédois ?

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Plus de « femmes enceintes », seulement des « personnes enceintes »! Ou comment le gouvernement suédois élimine la notion de la maternité

En janvier 2013 un arrêt a été rendu en Suède concernant l’obligation de stérilisation lors d’un changement de sexe par voie chirurgicale actuellement en vigueur. Cet arrêt était fondé sur une interprétation des articles 8 (Droit au respect de la vie privée et familiale) et 14 (Interdiction de discrimination) de la Convention européenne des Droits de l’Homme.  Cet arrêt intervient après une plainte contre l’état suédois de la part de personnes ayant changé de sexe qui se considèrent castrés de force.

Grâce à un projet de loi du gouvernement suédois, cette obligation sera rayée de la législation suédoise à partir du 1er juillet 2013, au nom de la non discrimination. Cette décision n’est point surprenant dans ce pays marqué par une histoire douloureuse où des stérilisations forcées ont eu lieu pendant plusieurs décennies au XXème siècle.

Cependant, les conséquences de la décision prise par le gouvernement suédois sont graves car sa proposition implique un changement radical dans tous les textes législatifs relatifs à la grossesse: le terme « femme enceinte » sera remplacé par « personne enceinte », le caractère féminin de la gestation d’un enfant ne sera plus en Suède!

Le texte présenté par le gouvernement a été critiqué par un membre du Conseil législatif (Lagrådet) étant donné qu’aucune étude d’impact sur les conséquences juridiques du projet de loi n’ait encore eu lieu, alors que cela avait été promis…

Réponse du gouvernement suédois? Une enquête sur les potentielles difficultés juridiques sera conduite au cours de l’année, autrement dit après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi! Un entêtement au niveau gouvernemental qui en rappelle d’autres dans la patrie des Droits de l’Homme…

Gender : lavage du cerveau ou recherche scientifique? Enquête norvégienne

La Norvège, un état en tête des classements d’égalité entre hommes en femmes, est aussi une nation où l’on s’interroge sur la différence sexuelle et le conditionnement social et culturel.

En 2010 la télévision nationale norvégienne, NRK, a diffusé une série documentaire produite par Harald Eia, un comédien très connu en Norvège et également sociologue de formation. Intrigué par le paradigme égalitaire, il a mené une enquête auprès de chercheurs en Norvège et à l’étranger sur le déterminisme culturel.

Le fruit de son enquête, l’émission « Hjernevask »,  lavage du cerveau en norvégien, a suscité un grand débat. Bien que cela ne soit pas admis de manière officielle, il semble que ce débat a conduit à ne pas renouveler le programme de financement de la recherche sur le gender en Norvège, un budget équivalent d’environ 6 million d’euros.

La première émission peut être vue ici avec des sous-titres en français, les 6 épisodes suivantes sont disponibles avec des sous-titres en anglais ici.

Le bonheur est-il au bout de l’arc en ciel? Classement LGBT des pays européens

Chaque année ILGA Europe, organisation parapluie des associations LGBT en Europe, publie un classement des pays européens selon un index d’évaluation des droits accordés à la communauté LGBT, l’index « arc en ciel ». L’index est illustrée par une carte de l’Europe colorée aux couleurs de l’arc en ciel. Pour ce classement et le travail de lobbying qui l’accompagne, la Commission européenne dépense chaque année autour d’un million d’euros, provenant de la poche du contribuable…

En effet, « La Commission européenne soutient les États membres et la société civile dans la lutte contre la discrimination par le biais du programme PROGRESS:

Un appel à propositions annuel de « soutien aux activités nationales visant à combattre la discrimination et promouvoir l’égalité » permet aux autorités nationales en charge de l’égalité et de la non-discrimination de mettre en œuvre des projets de lutte contre la discrimination pour différents groupes cibles, y compris les lesbiennes-homosexuels-bisexuels et transgenres (LGBT).

La Commission soutient financièrement les organisations de la société civile qui promeuvent les droits des LGBT comme la Région européenne de l’Association internationale des lesbiennes, homosexuels, bisexuel(le)s, transgenres et intersexes (ILGA) et l’organisation internationale des jeunes et étudiant(e)s lesbiennes, gays, bisexuel(le)s, transgenres (IGLYO). »

Parmi les états en tête de ce classement arc en ciel on trouve, entre autres, la Grande Bretagne, les Pays Bas, la Suède, la Finlande. Ces quatre pays ont en commun avec le gouvernement flamand (Belgique) un projet politique: promouvoir l’agenda LGBT en Europe et inviter d’autres gouvernements d’états européens à se joindre à cette mobilisation.

La France semble être en bonne voie pour rejoindre cette action inter-gouvernemental au vu des politiques d’anti-discrimination récemment lancées sous le gouvernement de François Hollande, comme l’illustre le Programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, du 31 octobre 2012, puis le projet de loi « mariage pour tous ». La France changera peut-être bien de couleur dans l’index l’an prochain…

Cependant, les habitants des pays au bout de l’arc en ciel sont-ils vraiment plus heureux?

Après le « Mariage pour tous », le mariage pour 3+!

Le projet de loi Taubira vise à ouvrir l’institution du mariage à des personnes de même sexe, au nom de l’égalité et de la non-discrimination alors même que le mariage n’est pas un droit mais bien une institution…

Cependant, il est légitime de s’interroger sur les objectifs des militants pour « l’égalité » de l’institution du mariage une fois franchie l’étape du mariage pour deux personnes de même sexe.

Dans une interview récemment publiée sur internet par le magazine français Yagg, Boris Dittrich, ancien député néerlandais et connu comme « le père du mariage homosexuel aux Pays Bas », déclare d’une façon claire et limpide que l’étape après le mariage pour deux personnes de même sexe est le mariage pour trois personnes ou plus, un phénomène aussi connu comme la polygamie, interdite dans la loi française…

Ce sujet n’est pas une idée vague, au contraire on constate actuellement en Suède qu’au sein de trois partis politiques ‘Folkpartiet, Centern, Feministiskt Initativ (parti féministe fondé par l’ancienne présidente du Parti communiste, Gudrun Schyman), dont deux au pouvoir, on trouve des positions favorables à un mariage pour 2 ou plus de personnes! Cela au nom du respect du « polyamour« …

Donc, après le « mariage pour tous », le mariage pour 3+?