La campagne d’auto-promotion du lobby LGBT

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Les élections européennes ne sont plus qu’à 4 mois et de nombreuses campagnes sont lancées, tant par les candidats eux-mêmes que pour promouvoir certaines causes.

Le lobby LGBT representé par ILGA Europe à Bruxelles a lancé la sienne au Parlement européen. Des députés européens, y compris Ulrike Lunacek, ont posé devant les photographes au cours de la soirée de lancement au Parlement européen pour montrer leur soutien à la campagne intitulée « Come out 2014 European Election pledge ». 

La campagne a pour but de promouvoir 10 objectifs parmi lesquels:

L’adoption d’une feuille de route d’égalité LGBTI – en d’autres mots le même objectif que le rapport Lunacek.

L’adoption d’une directive de l’UE sur la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

La promotion d’une définition inclusive de la famille dans les politiques de l’UE. Autrement dit, il s’agit de mettre à pied égal toutes formes de vie commune et ouvrir un « droit au mariage » pour les personnes de même sexe.

Faire de l’Union européenne le champion du monde d’égalité LGBTI…

Curieusement, la campagne ne s’arrête pas là: en réalité il s’agit aussi d’une campagne d’auto-promotion d’ILGA Europe. En effet, cette organisation qui reçoit déjà 1 million d’euros par an de la part de la Commission européenne pour couvrir ses frais de fonctionnement entre autres, fait aussi la promotion d’elle-même. Sur la page Facebook de la campagne d’ILGA on peut lire « I support ILGA-Europe. I came out for Human Rights » (« Je soutiens ILGA. J’ai fait mon come-out pour les Droits de l’Homme).

Ainsi, le lobby LGBT fait du lobbying pour son propre financement à travers les candidats aux élections européennes. La question est de savoir si ceux qu’ils prétendent représenter sont au courant de cette démarche?

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#NonAuRapportLunacek – Alerter les députés européens

#NonAuRapportLunacek

Peu après l’échec du rapport Estrela, les députés du Parlement européen votera sur le rapport Lunacek, officiellement connu sous le nom de « Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » (A7-0009/2014). 

Stupéfiant: le vote prévu le 4 février pourrait passer en douceur car il ne figure pas à l’ordre du jour pour le débat public. Seule son adoption est annoncée. C’est très inhabituel !

Adopté par la Commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE), le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine.

Toutefois, la position de la commission parlementaire LIBE ne reflète pas celle de l’ensemble des députés européens.

Par conséquent, les députés européens devraient exiger un débat public de ce rapport en séance plénière, car actuellement ce débat est éludé et seule l’adoption du rapport figure dans le projet e l’ordre du jour de la prochaine séance plénière.

Ensuite, les députés devraient demander au Président du parlement européen Martin Schultz (groupe socialiste) l’ouverture d’un délai de dépôt d’amendements pour le vote en séance plénière. A ce moment peut également être présenté une motion de résolution alternative.

 

Modèle de lettre à l’intention des Membres du Parlement européen

Madame, Monsieur le député au Parlement européen,

Le mardi 4 février, vous voterez sur le rapport Lunacek, sans toutefois vouloir en débattre publiquement en séance plénière. Auriez-vous des scrupules pour justifier ce rapport publiquement?

La Feuille de route LGBT constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine. La référence faite au mécanisme de « feuille de route » vise à tromper, et y réussit. Elle fait un mauvais usage d’une politique de non-discrimination (sans rapport aucun) afin de créer en réalité des privilèges accordés à certains citoyens en raison de leur vie sexuelle. À cette fin, les vocables « homophobie » et « identité de genre » ont été inventés alors qu’ils ne figurent même pas dans l’acquis communautaire.

Si la Feuille de route était adoptée, les institutions de l’UE et les États membres devront intégrer la dimension de l’homosexualité dans tous les domaines de la politique publique, à savoir non seulement les compétences nationales élémentaires, comme la santé publique et l’éducation, mais aussi l’emploi, le droit d’asile et les affaires étrangères. Le rapport Lunacek prévoit de fait un dispositif de veto pour les processus décisionnels européens favorisant la communauté LGBT. Comprenez: Rien dans une future législation européenne ne pourra plus contrarier les intérêts des militants homosexuels et lesbiens. Avec cette Feuille de route LGBT, le Parlement européen demandera l’intégration obligatoire de la dimension de l’homosexualité dans toute action législative et politique publique dans l’ensemble des États membres. En bref, les militants LGBT cherchent à obtenir des privilèges particuliers en employant la stratégie de la victimisation ainsi qu’une référence fallacieuse à l’universalité des « droits de l’homme ».

La feuille de route de l’UE garantira la liberté de réunion et la liberté d’expression aux militants homosexuels et musellera les critiques à l’égard de l’acte homosexuel et du militantisme LGBT, sous prétexte de combattre des discours et des actes haineux.

En prenant une telle position politique, le Parlement européen exigerait que l’UE et ses États membres appliquent deux poids et deux mesures : une liberté d’expression totale pour la « communauté homosexuelle », par contre des restrictions, ordonnées par voie institutionnelle, portant sur l’expression de toute éventuelle critique. Aucune disposition ne prévoit de protéger le droit qu’ont les personnes de s’auto-déterminer, le droit qu’ont les parents d’éduquer leurs enfants et de protéger les mineurs de la propagande homosexuelle si tel est leur bon vouloir, le droit à l’objection de conscience.

Le mécanisme même « Feuille de route »– conçue au départ pour protéger les droits des personnes handicapées – fera l’objet d’une utilisation politique abusive, afin d’obliger les États membres à autoriser le « mariage homosexuel pour tous », à cause des vues qu’elle contient à propos de la citoyenneté, des familles et de la liberté de circulation. Les couples homosexuels auront ensuite accès à l’adoption plénière, à la fécondation in vitro et aux mères porteuses.

Qui plus est, s’il était adopté, le rapport Lunacek ne laissera aucun autre choix aux institutions de l’UE et aux États membres que d’incorporer l’agenda homosexuel à la conception de politiques publiques, notamment dans des domaines qui étaient auparavant de la compétence des gouvernements nationaux : la santé et l’éducation. L’agenda homosexuel va également s’imposer au grand public sur des sujets comme l’emploi, le droit d’asile, et les affaires étrangères.

Il faut que l’UE et les États membres soient loyaux au droit européen, mais il ne faut pas qu’ils créent des droits spécifiques à cause du comportement sexuel d’un petit groupe de citoyens !

Par conséquent, je vous invite à demander à la Conférence des présidents des groupes politiques d’ajouter ce rapport à l’ordre du jour pour un débat public. Je vous invite également à intervenir auprès du Président Martin Schulz (groupe socialiste) pour ouvrir un délai de dépôt d’amendement à l’adoption en séance plénière. Enfin, je vous demande de rejeter le rapport Lunacek ou à lui substituer une résolution de remplacement. Celle-ci devrait utilement postuler que l’Union européenne met en œuvre la Charte des droits fondamentaux dans le respect d’un équilibre entre le droit à l’égalité des chances et d’autres droits fondamentaux.

Je vous saurais gré, également, de réclamer un vote nominatif, car je désire connaître votre position sur cette résolution. Connaître votre vote nominatif me sert de critère décisif le dimanche 25 mai 2014, jour des élections européennes.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma sincère considération.

 

Le Parlement européen s’apprête à voter une feuille de route pour des droits spécifiques aux LGBT

#NonAuRapportLunacek

Peu après l’échec du rapport Estrela, les députés de la gauche du Parlement européen se sont tout de suite penchés sur sa prochaine initiative, le « rapport Lunacek ». Le 4 février le Parlement européen votera ce texte, officiellement connu sous le nom de « Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » (A7-0009/2014).

Stupéfiant: les députés européens veulent adopter ce rapport en douceur car il ne figure pas à l’ordre du jour pour le débat public. Seule son adoption est annoncée. C’est très inhabituel !

Adopté par la Commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE), le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine. Déjà le titre est trompeur: les mots « homophobie » et « identité de genre » ne figurent nulle part dans le droit communautaire: ce sont des vocables du militantisme homosexuel. Toutefois, la position de la commission parlementaire LIBE ne reflète pas celle de l’ensemble des députés européens.

Le rapport Lunacek impose les « Principes de Yogyakarta » à l’ordre juridique de l’UE. Dans les Principes de Yogjyakarta, les militants LGBT prétendent à tort que « les droits spécifiques aux homosexuels sont du domaine des droits universels de la personne humaine » et qu’un ensemble de 140 droits spécifiques à la communauté homosexuelle doit être imposé dans le but de satisfaire aux exigences internationales concernant les droits de l’homme.

Le rapport Lunacek avance une réinterprétation extrême et une manipulation des droits de l’Homme. En voici le commentaire approfondi : Ulrike Lunacek, le rapporteur, est une féministe de gauche et militante LGBT, membre du Parlement européen (Autriche – parti écologiste les verts), et co- présidente de l’intergroupe pour les droits des LGBT. Elle appartient donc au bras politique institutionnel de l’activisme homosexuel. En 2013, Mme Lunacek disposait un amendement visant à légitimer la pédophilie en invoquant la nécessité d’une « éducation sexuelle interactive et sans tabou » auprès des adolescents.

Quel rapport avec la feuille de route de l’UE ?

Les références faites au mécanisme de Feuille de route de l’UE sont hautement fallacieuses. Une actuelle feuille de route de l’UE n’existe que pour protéger les droits des personnes handicapées. Cependant, le lobby LGBT pervertit l’intention originale du mécanisme « feuille de route » en ne l’utilisant pas pour établir une égalité de traitement mais, au contraire, pour accorder des privilèges particuliers fondés sur la manière de vivre la sexualité! Il est déconcertant de voir les LGBT concevoir leur agenda aux dépens des personnes handicapées.

Que contient la résolution feuille de route ?

L’intention de la résolution est « l’homosexualisation institutionnelle des droits de l’Homme » (« queering human rights »). Si la Feuille de route était adoptée, les institutions de l’UE et les États membres devront intégrer la dimension de l’homosexualité dans tous les domaines de la politique publique, à savoir non seulement les compétences nationales élémentaires, comme la santé publique et l’éducation, mais aussi l’emploi, le droit d’asile et les affaires étrangères. Le rapport Lunacek prévoit de fait un dispositif de veto pour les processus décisionnels européens favorisant la communauté LGBT [§ 4 et § 4 A (i)]. Comprendre : Rien dans une future législation européenne ne pourra plus contrarier les intérêts des militants homosexuels et lesbiens. Avec cette Feuille de route LGBT, le Parlement européen demandera l’intégration obligatoire de la dimension de l’homosexualité dans toute action législative et politique publique dans l’ensemble des États membres.

Même si cette résolution n’est pas juridiquement contraignante, elle représentera un symbole politique fort. Un mauvais usage politique pourra alors en être fait pour obliger les États membres à légiférer sur « le mariage homosexuel pour tous » même en absence de volonté populaire nationale. En effet, pour Bruxelles le « mariage pour tous » n’est pas défini comme étant un enjeu de la politique familiale pour laquelle l’UE ne dispose pas de compétence. En revanche, il est articulé comme enjeu relevant de la citoyenneté et la libre circulation des citoyens. Après cette réinterprétation, l’UE peut s’accorder une compétence. Dès lors les couples homosexuels de tous les États membres auront accès à l’adoption plénière, à la fécondation in vitro et aux mères porteuses. La Feuille de route de l’UE garantira la liberté de réunion et d’expression uniquement aux militants homosexuels et caractérisera toute critique à l’égard de l’acte homosexuel ou du militantisme LGBT comme propos et actes haineux. L’objectif est de faire taire toute critique de l’homosexualité ou du militantisme LGBT.

En prenant cette position politique, le Parlement européen exigerait que l’UE et ses États membres appliquent deux poids et deux mesures : une liberté d’expression totale pour la communauté homosexuelle mais une liberté d’expression restreinte pour ce qui est des éventuelles critiques. Aucune disposition ne prévoit de protéger le droit pour les parents d’éduquer leurs enfants, de protéger les mineurs de la propagande homosexuelle, ou le droit à l’objection de conscience.

Le rapport Lunacek fait pression sur les États membres pour obtenir la reconnaissance juridique des « mariages » homosexuels. Cela s’exprime de manière insidieuse et masquée en demandant la reconnaissance mutuelle et la prise d’effet automatiques de tout document d’état civil, dont les actes de mariage. Cela signifierait que les États membres dans lesquels les « mariages homosexuels » ne sont pas reconnus seraient obligés par l’UE de reconnaître un document d’état civil « mariage » sans pouvoir objecter qu’il s’agit d’un mariage homosexuel. Ces État membres seront alors obligés de reconnaître le mariage homosexuel dans leur droit civil même si ce statut n’y est pas prévu.

Le rapport Lunacek presse également l’UE d’exercer une influence politique au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin que l’homosexualité soit rayée de la liste des troubles mentaux et du comportement. Cela représente une stupéfiante atteinte à la liberté de la science et de la recherche scientifique venant d’une institution politique.

Des actes haineux sont commis par des militants homosexuels eux-mêmes : Dans toute l’UE, on observe, preuves à l’appui, une poussée des «actes haineux » commis par de prétendus « militants des droits des homosexuels » sur leurs opposants. De tels actes sont perpétrés avec une fréquence évidente contre l’Église catholique, ses bâtiments et ses représentants : par exemple, la récente interruption de la messe de Noël en la cathédrale de Cologne, la profanation de la basilique Saint Pétrone à Bologne, les atteintes physiques répétées contre l’archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique) ou encore les récentes nombreuses profanations commises à Paris – tous commis par des militants des droits homosexuels et lesbiens. L’adoption d’une Feuille de route spécifique LGBT les distinguant en tant que groupe minoritaire requérant des privilèges particuliers ne reflète donc pas la réalité.

Le projet LGBT du Conseil de l’Europe

Conseil de l'Europe

Alors que l’ensemble des unités du Conseils de l’Europe ont vu leur budget se réduire, une nouvelle unité a été créée, à savoir l’Unité « LGBT ». C’est le résultat de la collaboration de 8 des Etats membres du Conseil de l’Europe qui co-financent un projet intitulé le projet LGBT: la Belgique, les Pays Bas, le Danemark, la Finlande, la Suède, le Royaume Uni et la Suisse.

A travers ce projet des initiatives dans d’autres Etats membres sont financées, notamment via la société civile,  pour promouvoir l’agenda du lobby LGBT. La base de ce projet est une recommandation du Comité des Ministres aux Etats membres sur « des mesures visant à combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre adoptée en 2010 ».

Cette recommandation vise en grande partie de lutter contre des injustices liées à une réelle discrimination, dans des domaines tels le logement ou l’emploi. Cependant, elle introduit également des pistes pour créer un droit à la PMA et à l’adoption pour les personnes de même sexe:

« les Etats membres dont la législation nationale permet à des personnes célibataires d’adopter des enfants devraient garantir son application sans discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. (…)Lorsque la législation nationale permet la procréation assistée médicalement pour les femmes célibataires, les Etats membres devraient essayer de garantir l’accès à ce traitement, sans discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. »

Le Projet LGBT est présenté dans cette vidéo.