Le Parlement européen s’apprête à voter une feuille de route pour des droits spécifiques aux LGBT

#NonAuRapportLunacek

Peu après l’échec du rapport Estrela, les députés de la gauche du Parlement européen se sont tout de suite penchés sur sa prochaine initiative, le « rapport Lunacek ». Le 4 février le Parlement européen votera ce texte, officiellement connu sous le nom de « Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » (A7-0009/2014).

Stupéfiant: les députés européens veulent adopter ce rapport en douceur car il ne figure pas à l’ordre du jour pour le débat public. Seule son adoption est annoncée. C’est très inhabituel !

Adopté par la Commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE), le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine. Déjà le titre est trompeur: les mots « homophobie » et « identité de genre » ne figurent nulle part dans le droit communautaire: ce sont des vocables du militantisme homosexuel. Toutefois, la position de la commission parlementaire LIBE ne reflète pas celle de l’ensemble des députés européens.

Le rapport Lunacek impose les « Principes de Yogyakarta » à l’ordre juridique de l’UE. Dans les Principes de Yogjyakarta, les militants LGBT prétendent à tort que « les droits spécifiques aux homosexuels sont du domaine des droits universels de la personne humaine » et qu’un ensemble de 140 droits spécifiques à la communauté homosexuelle doit être imposé dans le but de satisfaire aux exigences internationales concernant les droits de l’homme.

Le rapport Lunacek avance une réinterprétation extrême et une manipulation des droits de l’Homme. En voici le commentaire approfondi : Ulrike Lunacek, le rapporteur, est une féministe de gauche et militante LGBT, membre du Parlement européen (Autriche – parti écologiste les verts), et co- présidente de l’intergroupe pour les droits des LGBT. Elle appartient donc au bras politique institutionnel de l’activisme homosexuel. En 2013, Mme Lunacek disposait un amendement visant à légitimer la pédophilie en invoquant la nécessité d’une « éducation sexuelle interactive et sans tabou » auprès des adolescents.

Quel rapport avec la feuille de route de l’UE ?

Les références faites au mécanisme de Feuille de route de l’UE sont hautement fallacieuses. Une actuelle feuille de route de l’UE n’existe que pour protéger les droits des personnes handicapées. Cependant, le lobby LGBT pervertit l’intention originale du mécanisme « feuille de route » en ne l’utilisant pas pour établir une égalité de traitement mais, au contraire, pour accorder des privilèges particuliers fondés sur la manière de vivre la sexualité! Il est déconcertant de voir les LGBT concevoir leur agenda aux dépens des personnes handicapées.

Que contient la résolution feuille de route ?

L’intention de la résolution est « l’homosexualisation institutionnelle des droits de l’Homme » (« queering human rights »). Si la Feuille de route était adoptée, les institutions de l’UE et les États membres devront intégrer la dimension de l’homosexualité dans tous les domaines de la politique publique, à savoir non seulement les compétences nationales élémentaires, comme la santé publique et l’éducation, mais aussi l’emploi, le droit d’asile et les affaires étrangères. Le rapport Lunacek prévoit de fait un dispositif de veto pour les processus décisionnels européens favorisant la communauté LGBT [§ 4 et § 4 A (i)]. Comprendre : Rien dans une future législation européenne ne pourra plus contrarier les intérêts des militants homosexuels et lesbiens. Avec cette Feuille de route LGBT, le Parlement européen demandera l’intégration obligatoire de la dimension de l’homosexualité dans toute action législative et politique publique dans l’ensemble des États membres.

Même si cette résolution n’est pas juridiquement contraignante, elle représentera un symbole politique fort. Un mauvais usage politique pourra alors en être fait pour obliger les États membres à légiférer sur « le mariage homosexuel pour tous » même en absence de volonté populaire nationale. En effet, pour Bruxelles le « mariage pour tous » n’est pas défini comme étant un enjeu de la politique familiale pour laquelle l’UE ne dispose pas de compétence. En revanche, il est articulé comme enjeu relevant de la citoyenneté et la libre circulation des citoyens. Après cette réinterprétation, l’UE peut s’accorder une compétence. Dès lors les couples homosexuels de tous les États membres auront accès à l’adoption plénière, à la fécondation in vitro et aux mères porteuses. La Feuille de route de l’UE garantira la liberté de réunion et d’expression uniquement aux militants homosexuels et caractérisera toute critique à l’égard de l’acte homosexuel ou du militantisme LGBT comme propos et actes haineux. L’objectif est de faire taire toute critique de l’homosexualité ou du militantisme LGBT.

En prenant cette position politique, le Parlement européen exigerait que l’UE et ses États membres appliquent deux poids et deux mesures : une liberté d’expression totale pour la communauté homosexuelle mais une liberté d’expression restreinte pour ce qui est des éventuelles critiques. Aucune disposition ne prévoit de protéger le droit pour les parents d’éduquer leurs enfants, de protéger les mineurs de la propagande homosexuelle, ou le droit à l’objection de conscience.

Le rapport Lunacek fait pression sur les États membres pour obtenir la reconnaissance juridique des « mariages » homosexuels. Cela s’exprime de manière insidieuse et masquée en demandant la reconnaissance mutuelle et la prise d’effet automatiques de tout document d’état civil, dont les actes de mariage. Cela signifierait que les États membres dans lesquels les « mariages homosexuels » ne sont pas reconnus seraient obligés par l’UE de reconnaître un document d’état civil « mariage » sans pouvoir objecter qu’il s’agit d’un mariage homosexuel. Ces État membres seront alors obligés de reconnaître le mariage homosexuel dans leur droit civil même si ce statut n’y est pas prévu.

Le rapport Lunacek presse également l’UE d’exercer une influence politique au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin que l’homosexualité soit rayée de la liste des troubles mentaux et du comportement. Cela représente une stupéfiante atteinte à la liberté de la science et de la recherche scientifique venant d’une institution politique.

Des actes haineux sont commis par des militants homosexuels eux-mêmes : Dans toute l’UE, on observe, preuves à l’appui, une poussée des «actes haineux » commis par de prétendus « militants des droits des homosexuels » sur leurs opposants. De tels actes sont perpétrés avec une fréquence évidente contre l’Église catholique, ses bâtiments et ses représentants : par exemple, la récente interruption de la messe de Noël en la cathédrale de Cologne, la profanation de la basilique Saint Pétrone à Bologne, les atteintes physiques répétées contre l’archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique) ou encore les récentes nombreuses profanations commises à Paris – tous commis par des militants des droits homosexuels et lesbiens. L’adoption d’une Feuille de route spécifique LGBT les distinguant en tant que groupe minoritaire requérant des privilèges particuliers ne reflète donc pas la réalité.

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