Le Parlement européen prépare une « Loi Taubira européenne » – L’UMP est d’accord

Parl eur Sbg drapeaux

Le Parlement européen sert de nouveau de marchepied au lobby homosexuel. À l’ordre du jour de la commission parlementaire des libertés civiles (LIBE), ce mardi 17 décembre, figure un rapport d’initiative sur « la Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » [2013/2183(INI)]

Objectif du rapport: diviser les citoyens européens en deux classes, les « LGBT » et les autres. Les États membres doivent être obligés à accorder des privilèges aux personnes « LGBT ». À l’horizon se dessine indubitablement une « Loi Taubira européenne » visant le mariage pour tous et dans tous les États membres, même si au stade actuel, cette « Feuille de route LGBT » n’est qu’une prise de position politique de l’Assemblée de Strasbourg. Or, toute directive européenne (loi contraignante) s’annonce en amont par un rapport d’initiative non contraignant. Désormais l’Union européenne menace ouvertement le mariage traditionnel et la famille naturelle.

Le lobby homosexuel s’y est bien préparé. La co-présidente de l’intergroupe LGBT au Parlement européen, Ulrike Lunacek (Ecologiste, Autriche), sert de rapporteur. Elle peut s’appuyer sur l’Agence des droits fondamentaux de l’UE. Depuis 2010, celle-ci a publié huit rapports explicitement consacrés aux droits des personnes homosexuelles et à la non-discrimination fondée sur l’identité du genre. Aucun autre sujet n’était si important. En 2012, cette Agence (qui dépend de la Commission européenne) a versé 370.000 Euro à Gallup et le lobby homosexuel ILGA-Europe pour réaliser une enquête interactive et autoréférentielle sur la situation des personnes LGBT dans l’UE. Seulement 93000 personnes ont répondu, sur 500 million citoyens dans 28 États membres. Procédure entachée d’erreurs de méthode et vivement critiquée de partout, la Commission européenne en décline toute responsabilité politique.

Parallèlement, la commission parlementaire des libertés civiles du Parlement européen a commandité une étude approfondie sur la feuille de route LGBT auprès du think tank bruxellois « Milieu« . Comble de dysfonctionnement : les collaborateurs en charge du dossier chez « Milieu », Vanessa Leigh et Levent Altan (ancien fonctionnaire de la Commission européenne), ont tout simplement confié le sujet à la directrice du bureau européen du Lobby Gay et Lesbien International (ILGA-Europe), Evelyn Paradis. Résultat, l’étude préalable du Parlement européen au rapport d’initiative émane directement de la plume du lobby homosexuel qui en sera le premier profiteur une fois le rapport adopté.

Autre fait inhabituel, les 45 amendements ont été pour la plupart déposés par l’ensemble des rapporteurs fictifs des groupes politiques, y compris du PPE (groupe chrétien-démocrate présidé par l’UMP Joseph Daul). Force est de constater que le PPE ne respecte plus son « Programme de Base » adopté au mois d’octobre 2012. Il n’assume plus son leadership pour défendre les valeurs en Europe. À quoi bon d’être le plus grand groupe si, sur des questions de société, plus aucune différence ne distingue le PPE d’autres formations politiques ?

Les amendements déposés sont explicites:

  • La reconnaissance mutuelle de l’effet de l’ensemble des actes d’état civil établis à travers l’Union, y compris les partenariats enregistrés, les actes de mariage et la reconnaissance juridique du genre, afin de réduire les obstacles juridiques et administratifs discriminatoires auxquels se heurtent les citoyens et leurs familles qui exercent leur droit à la libre circulation: le mariage pour tous pour faciliter la libre circulation des citoyens. [Am 28];
  • les États membres qui ont adopté une législation sur la cohabitation, le partenariat enregistré ou le mariage pour les couples de même sexe devraient reconnaître les dispositions similaires adoptées par les autres États membres » [AM 30];
  • L’ensemble des institutions et agences européennes seront obligées à faire de la promotion de l’homosexualité, de l’orientation sexuelle, de l’identité sexuelle une pièce maîtresse des politiques européennes et nationales dans le cadre d’un plan pluriannuel [AM 3,6,7,24];
  • Les traitements différents justifiés à l’égard des situations objectivement différentes doivent être égalisés car tout se vaut désormais [AM 10, 11];
  • Les personnes transsexuelles ne doivent plus changer leur sexe biologique, le Parlement accepte ainsi qu’une femme devenue homme puisse garder sa capacité d’enfanter bien que la personne ne soit plus femme [AM 22, 29];
  • Trois amendements visent explicitement l’homosexualisation institutionnalisée de la jeunesse: l’enseignement public qui doit transmettre une vision intégralement positive de l’homosexualité et du transsexualisme [AM 14, 15, 16];
  • Le Parlement européen interfère politiquement dans des décisions scientifiques et demande à l’Organisation mondiale de la santé de retirer les troubles de l’identité de genre de la liste des troubles mentaux et du comportement, et de veiller à la reclassification desdits troubles en troubles non pathologiques lors des négociations sur la onzième version de la Classification internationale des maladies (CIM-11) [AM 18];

Toutes ces requêtes cumulent dans une demande spécifique sur l’octroi du statut de mariage pour deux personnes de même sexe. Là encore, le principe de la « libre circulation » sert de paravent. Amendement 28 stipule que « la Commission européenne devrait s’atteler en priorité à la formulation de propositions en vue de la reconnaissance mutuelle de l’effet de l’ensemble des actes d’état civil établis à travers l’Union, y compris les partenariats enregistrés, les actes de mariage et la reconnaissance juridique du genre, afin de réduire les obstacles juridiques et administratifs discriminatoires auxquels se heurtent les citoyens et leurs familles qui exercent leur droit à la libre circulation ». Pour augmenter la pression sur des États résistants, l’amendement 30 précise que « les États membres qui ont adopté une législation sur la cohabitation, le partenariat enregistré ou le mariage pour les couples de même sexe devraient reconnaître les dispositions similaires adoptées par les autres États membres ». Vraiment, une « Loi Taubira européenne » se dessine à l’horizon, imposée politiquement par le Parlement européen, à 5 mois des élections européennes du dimanche 25 mai 2014.

L’adoption du rapport est prévue pour le mardi 17 décembre à 11h en commission parlementaire des libertés civiles, à Bruxelles. Il reste encore du temps pour téléphoner aux députés de la commission des libertés civiles pour les convaincre de rejeter ce rapport en commission.

L’UMP de Jean-François Copé est mal parti pour défendre le mariage et la famille au niveau européen. Par la voix de Véronique Mathieu-Houillon (circonscription de l’Est), l’UMP au Parlement européen a déjà déclaré publiquement son soutien entier à la Feuille de route pour les droits octroyés aux personnes homosexuelles. Michèle Striffler (Parti Radical de Gauche, arrivée à l’UMP par la politique de l’ouverture) votait déjà plusieurs fois pour le mariage pour tous, bien avant que le sujet n’arrivait en France. Mme Striffler avait également activement œuvré en faveur du rapport Estrela. Quant à Jean-Pierre Audy, chef de la délégation UMP: au lieu de demander simplement la suppression du projet de rapport, l’elu corrézien dépose un amendement permettant à l’acronyme LGBTI une meilleure lisibilité.

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Licenciés pour cause de critique d’une formation LGBT obligatoire au travail…

paraden 2011

Ce n’est pas un canular mais bien la réalité dans la seconde ville de la Suède Göteborg où une dizaine de chauffeurs de taxi sont licenciés car ils ont « perturbé une formation obligatoire sur les questions LGBT », selon le quotidien Göteborgsposten.

Göteborg se profile comme une ville qui lutte contre l’hétéronormativité : selon le site officiel de la ville ce travail se poursuit depuis 2007 et en 2012 le Conseil municipal a invité la « communauté LGBT de Göteborg à élaborer ensemble des propositions pour rendre la ville de Göteborg plus ouverte et moins hétéronormative ».

A la suite du dernier Gay pride de Göteborg le service de transport d’assistance (Färdtjänsten), un service public offert aux personnes ayant des difficultés pour se déplacer, a organisé une formation sur les questions LGBT et les Droits de l’Homme. Une formation obligatoire pour tous les chauffeurs de ce service. Certains chauffeurs ont remis en question cette formation et ont demandé pourquoi ils sont obligés de se former sur les questions LGBT. Ce questionnement a été traité par la direction du service de transport d’assistance et la direction des sociétés de taxi prestataires. Bilan de leurs échanges : les chauffeurs de taxi en question seront licenciés. Quant à la formation, elle sera poursuivie et d’autres employés seront formés en septembre, en présence de la direction du service public.

En une période où le chômage est élevé ce traitement est particulièrement surprenant : l’agenda LGBT qui concerne une minorité semble désormais supérieur au droit du travail qui lui concerne chacun…

La Suède à l’ère de la « certification LGBT »

Une certification spéciale pour le mouvement LGBT ? C’est une réalité en Suède, un pays ayant introduit le droit pour deux personnes de même sexe de se marier et d’adopter des enfants et avoir recours à la PMA. La « certification LGBT » s’étend à tous les domaines de la vie quotidienne :

HBT

Police, dentistes, bibliothèques, maisons de retraite, centres de santé, maternité …

L’aire de jeu pour enfants le plus prisée à Göteborg, Plikta, a ainsi été certifiée – une procédure par ailleurs payant. A Stockholm  un lycée a récemment d’annoncer qu’il va introduire un vestiaire « neutre de genre », c’est-à-dire un vestiaire pour les élèves qui se considèrent d’un autre genre. Une déléguée d’élèves explique que ce vestiaire est destiné aux élèves qui ne veulent pas s’identifier ni comme homme ou femme.

En 2009 l’église luthérienne, église d’Etat jusqu’en l’an 2000, a commencé à proposer des camps de préparation à la confirmation conçus sur mesure pour les jeunes LGBT où l’on veut permettre aux adolescents de « problématiser la norme hétéro et la famille traditionnelle ».

Cette certification est une illustration d’un mouvement qui avance rapidement dans la société suédoise, à savoir un effacement de la différence sexuelle au profit d’une société liquide, où les enfants sont encouragés par le planning familial à découvrir leur sexualité dès l’âge de trois ans. Un projet financé par un fonds public.  Plus tard, au collège, on leur expliquer que toute forme de relation sexuelle est bonne, à l’aide de films animés dont le contenu  serait qualifié de pornographique si les acteurs étaient réels. L’Etat suédois a subventionné la production de ce matériel – une preuve que le lobby homosexuel a l’oreille du Gouvernement suédois ?

Gender : lavage du cerveau ou recherche scientifique? Enquête norvégienne

La Norvège, un état en tête des classements d’égalité entre hommes en femmes, est aussi une nation où l’on s’interroge sur la différence sexuelle et le conditionnement social et culturel.

En 2010 la télévision nationale norvégienne, NRK, a diffusé une série documentaire produite par Harald Eia, un comédien très connu en Norvège et également sociologue de formation. Intrigué par le paradigme égalitaire, il a mené une enquête auprès de chercheurs en Norvège et à l’étranger sur le déterminisme culturel.

Le fruit de son enquête, l’émission « Hjernevask »,  lavage du cerveau en norvégien, a suscité un grand débat. Bien que cela ne soit pas admis de manière officielle, il semble que ce débat a conduit à ne pas renouveler le programme de financement de la recherche sur le gender en Norvège, un budget équivalent d’environ 6 million d’euros.

La première émission peut être vue ici avec des sous-titres en français, les 6 épisodes suivantes sont disponibles avec des sous-titres en anglais ici.

Le bonheur est-il au bout de l’arc en ciel? Classement LGBT des pays européens

Chaque année ILGA Europe, organisation parapluie des associations LGBT en Europe, publie un classement des pays européens selon un index d’évaluation des droits accordés à la communauté LGBT, l’index « arc en ciel ». L’index est illustrée par une carte de l’Europe colorée aux couleurs de l’arc en ciel. Pour ce classement et le travail de lobbying qui l’accompagne, la Commission européenne dépense chaque année autour d’un million d’euros, provenant de la poche du contribuable…

En effet, « La Commission européenne soutient les États membres et la société civile dans la lutte contre la discrimination par le biais du programme PROGRESS:

Un appel à propositions annuel de « soutien aux activités nationales visant à combattre la discrimination et promouvoir l’égalité » permet aux autorités nationales en charge de l’égalité et de la non-discrimination de mettre en œuvre des projets de lutte contre la discrimination pour différents groupes cibles, y compris les lesbiennes-homosexuels-bisexuels et transgenres (LGBT).

La Commission soutient financièrement les organisations de la société civile qui promeuvent les droits des LGBT comme la Région européenne de l’Association internationale des lesbiennes, homosexuels, bisexuel(le)s, transgenres et intersexes (ILGA) et l’organisation internationale des jeunes et étudiant(e)s lesbiennes, gays, bisexuel(le)s, transgenres (IGLYO). »

Parmi les états en tête de ce classement arc en ciel on trouve, entre autres, la Grande Bretagne, les Pays Bas, la Suède, la Finlande. Ces quatre pays ont en commun avec le gouvernement flamand (Belgique) un projet politique: promouvoir l’agenda LGBT en Europe et inviter d’autres gouvernements d’états européens à se joindre à cette mobilisation.

La France semble être en bonne voie pour rejoindre cette action inter-gouvernemental au vu des politiques d’anti-discrimination récemment lancées sous le gouvernement de François Hollande, comme l’illustre le Programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, du 31 octobre 2012, puis le projet de loi « mariage pour tous ». La France changera peut-être bien de couleur dans l’index l’an prochain…

Cependant, les habitants des pays au bout de l’arc en ciel sont-ils vraiment plus heureux?

La France à l’école du gender, « à la suédoise » – Visite de Najat Vallaud-Belkacem à Stockholm, novembre 2012

Les 8 et 9 novembre 2012 la Ministre des Droits des Femmes s’est rendue en Suède où elle a rencontré son homologue, Nyamko Sabuni, du parti libéral Folkpartiet actuellement au pouvoir, depuis lors remplacée par Maria Arnholm. Parmi les sujets à l’ordre du jour on pouvait noter sur le site du Ministère  » des visites de terrain et notamment d’une crèche située dans une commune à l’est de Stockholm particulièrement engagée dans la mise en œuvre de méthodes de lutte contre les préjugés sexistes lors de l’accueil de la petite enfance. »

A l’issue de la rencontre entre Mmes Vallaud-Belkacem et Sabuni une conférence de presse a eu lieu. L’Ambassade de France à Stockholm donne un aperçu du contenu de la visite:

« Lors de cette visite, elle s’est intéressée à l’expérience suédoise sur des thèmes d’actualité en France, tels que l’égalité en matière d’emploi, la garde d’enfants, la législation en matière de prostitution et celle sur les droits des personnes LGBT. (…) Elle a aussi fait plusieurs visites de terrain, entre autres au centre préscolaire Kristallen à Nacka, où le personnel lui a présenté le travail de pédagogie réalisé en matière de genre. »

« La Suède fait figure de modèle » annonçait la Ministre des Droits des Femmes lors de cette conférence de presse. Les deux ministres ont également publié une tribune dans le quotidien suédois Aftonbladet où elles anoncent entre autres que la France et la Suède vont oeuvrer ensemble en faveur des droits des femmes au niveaux européen et international dans lesquels elles incluent entre autre l’accès à l’avortement et la contraception, y compris par l’intermédiaire de l’aide au développement.

Une nouvelle coopération a donc commencé, mais que peut donc la France apprendre de la Suède dans le domaine de la lutte contre les inégalités, des éléments en faveur du projet de loi de Christiane Taubira? A suivre…