Elections européennes : Le 25 mai, l’occasion de choisir une alternative pour défendre les valeurs en Europe !

Dans une lettre datée du 15 mai dernier, le député européen sortant Philippe Juvin (UMP), par cumul également maire de La Garenne-Colombes (92), promet aux Français qu’en cas de réélection il continuera à s’opposer à l’ingérence de l’Union européenne dans les choix souverains des Etats-membres sur les questions de société. M. Juvin dit également avoir défendu « sans relâche » l’Europe chrétienne et s’être opposé à la manipulation des valeurs et normes qui fondent la civilisation européenne. Il rejoint ainsi Rachida Dati (UMP, Ile de France) et Françoise Grossetête (UMP, Sud-Est) qui, elles aussi, ont très récemment investi ce cheval de bataille, peu de temps avant les élections européennes.

Tout candidat peut proclamer ses bonnes intentions à la veille d’un scrutin. Mais la démarche de M. Juvin paraît peu crédible à la fin d’une mandature européenne marquée par l’inactivité des députés européens UMP sur les questions de société. Sa justification est symptomatique de l’incapacité des députés européens UMP de répondre aux questions devenues prioritaires : Qu’avez-vous vraiment réussie dans la durée pour mettre en œuvre le programme de base de votre famille politique, le Parti Populaire Européen ? Pourquoi ne vous dénotez-vous pas clairement, dans vos votes nominatifs, du PS, du FN et du Modem/UDI ? Comment avez-vous défendu en Europe la vie, la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, la filiation, la reconnaissance des racines chrétiennes, la promotion des valeurs de la civilisation européenne? Sur ces points précis, aucun compte-rendu ne fait écho de leur engagement. Cette critique vise également le FN, le PS et le Modem/UDI. Il est en effet prouvé, par les chiffres de l’année 2013, que 93% des résolutions du Parlement européen étaient adoptées en séance plénière par un vote nominatif identique entre tous les députés européens français. Si au niveau national, les différences sur les questions de société sont minimes, elles s’effacent dans l’hémicycle du Parlement européen.

Le candidat Juvin met en avant deux résolutions particulièrement médiatisées, mais il oublie de se prononcer sur d’autres évènements importants intervenus au cours de la mandature 2009-2014, qui servent comme autant d’éléments de discernement avant le scrutin :

–          la participation régulière de l’UMP, aux côtés du PS, du Modem/UDI, d’Europe-Ecologie les Verts et du PC, de la promotion de l’avortement dans d’autres résolutions moins emblématiques,

–          le soutien régulier de l’UMP, avec ces mêmes partis, aux résolutions qui demandent aux Etats membres de légiférer sur les unions entre personnes de même sexe,

–          le soutien de l’UMP, toujours dans la même grande coalition, au financement européen de la recherche sur les cellules embryonnaires, et  l’absence de soutien à l’initiative citoyenne européenne « Un de Nous »,

–          le soutien de l’UMP, toujours avec les mêmes collègues nationaux, aux résolutions condamnant des Etats membres souverains pour leurs décisions nationales prises en faveur du mariage, de la protection des enfants face à la manipulation des groupes LGBT…

Philippe Juvin omet également de se prononcer sur un fait singulier dans l’histoire du Parti Populaire Européen : par une lettre de Jean-François Copé au président du PPE Wilfried Martens, l’UMP a formellement acté son refus de reconnaître les racines chrétiennes comme fondement du travail programmatique de son partenaire européen, le PPE. Refuser un élément si fondamental du programme politique compromet l’avenir de l’UMP au sein du Parti Populaire Européen.

La résolution Estrela sur la santé et les droits sexuels et génésiques ne visait pas, au fond, « l’enseignement de la théorie de l’identité du genre à l’école », ni ne « menaçait l’éducation de nos enfants ». Le rapport Estrela ciblait surtout la banalisation institutionnelle de l’avortement par l’Union européenne. Il visait l’introduction d’un droit universel à l’avortement inconditionnel dans tous les Etats membres. Dans les relations extérieures de l’UE, le rapport Estrela érigeait l’avortement en priorité du développement mondial après 2015 (agenda post objectifs du millénaire).

Les députés UMP ont été contraints de changer leur position sur ce rapport à la veille du vote nominatif en séance plénière, à la suite du sursaut des consciences en France et en Europe. Ce revirement a été vivement contesté par leurs partenaires de coalition. Après le renvoi de la résolution en commission parlementaire au mois d’octobre 2013, Elisabeth Morin-Chartier (UMP, 2e Ouest) a été confrontée par la chef du groupe libéral à la commission des femmes du Parlement européen : « Madame Morin, je ne vous comprends plus. Nous avons préparé ensemble le rapport Estrela pendant une année et vous étiez toujours d’accord avec nous. Maintenant, vous lâchez de peur. C’est honteux ». L’agacement de l’opposition (échange de vues enregistré par les services TV du Parlement européen comme toutes les réunions publiques des commissions parlementaires retransmises en direct) démontre clairement qu’au sein de la commission responsable du rapport Estrela, Elisabeth Morin-Chartier (UMP, 2e Ouest) soutenait activement ce rapport.

La délégation UMP a aussi failli sur le rapport Lunacek « Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ». Il structure la mise en place des droits et privilèges accordées aux personnes homosexuelles. Désormais l’Union européenne menace ouvertement le mariage traditionnel, la famille naturelle et la filiation. Alors que des millions de Français battaient le pavé contre la loi Taubira, les députés européens UMP ont tous activement soutenu cette résolution, guidés par Véronique Mathieu Houillon, ancienne vice-présidente de l’intergroupe LGBT. A la veille du vote, l’UMP a dû changer son indication de vote, in extremis là encore à la suite d’une pression citoyenne exemplaire. Sans ce sursaut des consciences, l’UMP aurait suivi Véronique Mathieu Houillon. Pourtant, l’UMP ose garder Véronique Mathieu Houillon sur la liste UMP Est conduite par Nadine Morano, elle-même pro-GPA, pro-PMA, en attente d’un nouveau portefeuille ministériel en 2017 (à mi-temps de la mandature du Parlement européen).

Au PS, la situation n’est pas meilleure. La présidente de la délégation française PS, Catherine Trautmann (2e, Est) a publié un haineux communiqué à l’égard de la semaine pour la vie mise en place par un groupe de députés européens pour manifester le soutien à la dignité humaine, dès le début de la vie, au moment de la fécondation.

En outre, le Parti socialiste refuse à ses euro-députés le droit fondamental à la liberté de conscience et l’acte d’objection de conscience qui en découle. En effet, l’article 5.4.3 des statuts du Parti socialiste (« Obligations des membres des groupes parlementaires ») énonce: « En toutes circonstances, les parlementaires doivent respecter la règle de l’unité de vote de leur groupe. En cas d’infraction à cette règle, le Conseil national peut faire jouer les dispositions prévues à l’article 4.3.2. (« Chacun des parlementaires relève du contrôle du Conseil national ») Les membres de la délégation socialiste française au Parlement européen sont soumis aux mêmes dispositions. » Il est prouvé que le PS ne respecte pas le mandat libre et individuel de tout député européen.

Au Centre, Nathalie Griesbeck (Modem, 1ère Est) et l’ancienne fonctionnaire régionale du PS Michèle Striffler (passée via l’UMP au Modem/UDI en 3e position dans la circonscription Est) ont toutes deux activement soutenu la grande coalition mise en place contre les valeurs qui aujourd’hui servent d’indicateur électoral pour ceux qui ont à cœur la famille et la vie.

Force est de constater que les trois députés du FN, Bruno Gollnisch, Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen, n’ont pas non plus pleinement mis en œuvre les moyens d’action à leur disposition, bien que le premier ait pris des positions claires en faveur de la vie et la famille. Le FN n’offre aucune garantie de faire mieux sous la prochaine mandature européenne, avec des élus comme Florian Philippot qui, lui, suit clairement la feuille de route LGBT.

 

Conclusions et recommandations électorales de Christiane Mentelle

Les faits démontrent l’absence d’action de l’UMP au Parlement européen. Faut-il encore leur faire confiance ? Au lieu de suivre l’UMP, il faudrait maintenant s’engager avec confiance et conviction dans une « troisième voie » au-delà des clivages politiques. Il ne faut pas faire confiance à Rachida Dati, Françoise Grossetête ou Philippe Juvin qui « draguent » aujourd’hui les Français. Mieux vaut se fier à Henri Guaino, en souvenir du seul soutien appuyé d’un haut responsable de l’UMP à La Manif Pour Tous : «  Ça suffit », « Je ne voterai pas UMP ».

Prenond l’exemple de la circonscription de l’Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine) où les questions de société se confrontent à deux approches profondément différentes. On y trouve un acteur nouveau, la liste du label « Force Vie Est – Antoine Renard », conduite par l’ancien président des Associations Familiales Catholiques, connu pour son engagement pour la famille en France et en Europe. Celle-ci, conduite aussi dans d’autres circonscriptions met les questions de société à l’honneur et à la première place, privilégiant des éléments tel la filiation.

A contrario, la liste UMP y est menée par Nadine Morano – qui s’est prononcée en faveur de la GPA, et, rappelons-le, s’est même dit prête à porter un enfant pour sa propre fille Cette liste comporte ou bien des personnes dont les questions de société ne sont pas une préoccupation (comme Arnaud Danjean) ou bien des personnes devenues fer de lance pour la banalisation de l’avortement et soutien sans faille de Mme Lunacek (comme Véronique Mathieu-Houlon, ancienne vice-présidente de l’intergroupe LGBT). On ne peut pas  soutenir la liste FN menée par Florian Philippot car le candidat lui-même soutient à toute évidence la feuille de route LGBT.

A l’échelle de la France, c’est ainsi au sein des listes UMP qu’il convient d’étudier de près les positions des candidats députés sortants avant de voter. Les candidats suivants étaient particulièrement actifs et déterminés en faveur des rapports Estrela et Lunacek qui ont été les rapports qui ont le plus mis en exergue l’enjeu des valeurs liées à la famille et la filiation :

Nord : Tokia Saifi (2e)

Ouest : Elisabeth Morin-Chartier (2e) et Agnès Le Brun (4e),

Est : Véronique Mathieu-Houlon (5e Est)

Ile de France : Constance Le Grip (4e), Alain Lamassoure et Rachida Dati étant absente des négociations et de prise de parole publique

Centre : Jean-Pierre Audy (3e), chef de la délégation UMP

Sud-Est : Françoise Grossetête (2e)

Sud-Ouest : Frank Proust (2e) et Marie-Thérèse Sanchez-Schmid (3e)

Outre-Mer : Maurice Ponga (1e)

 

Autant d’éléments qu’il semble donc nécessaire de porter à la connaissance des électeurs français et qui peuvent permettre de discerner les orientations de ces candidats en toute vérité…

 

Passage en douce du rapport Lunacek, grâce à l’UMP

 

LMPT Invalides

Au lendemain des manifestations à Paris et à Lyon, le débat national en France semble avoir peu de prise sur les eurodéputés français du groupe PPE. Grâce au député européen UMP Véronique Mathieu Houillon, le PPE soutiendra le rapport LUNACEK sur la « Feuille de route LGBT ». Une fois adoptée, la résolution « Feuille de route LGBT » reflétera la position politique du Parlement européen pour faire de la sexualité un élément directeur dans la conception des politiques publiques à titre de la non-discrimination.

Dès lors, les politiques publiques ne devraient plus seulement considérer leur impact selon le sexe (homme/femme) mais aussi selon la sexualité des citoyens (hétérosexualité vs diverses autres formes d’expression sexuelle). Ainsi, le Parlement européen fera de la vie sexuelle individuelle un élément décisif du processus politique public, et ceci en faveur de l’homosexualité (car il n’existe aucune Feuille de route en faveur de l’hétérosexualité, évidemment).

Un amendement 1 (motion de résolution alternative) a été déposé par le groupe EFD pour exprimer la doctrine de l’Union européenne dans le domaine des droits fondamentaux : garantir la pleine jouissance de l’ensemble des droits fondamentaux pour tous les citoyens, et garantir l’équilibre entre le droit à l’égalité des chances et les autres droits fondamentaux. Le PPE ne soutient pas cet amendement 1.

En revanche, le PPE (auquel appartient l’UMP) soutiendra l’amendement 2 qui n’est rien d’autre que le texte original : un détournement de procédure suffit pour donner raison aux revendications du lobby LGBT.

Ce soutien fut ouvertement organisé par Véronique Mathieu Houillon (UMP du grand Est) alors même qu’à Paris et à Lyon des milliers des Français battaient à nouveau le pavé hier pour respecter la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme.

Pour apporter son soutien au rapporteur Mme Lunacek, le PPE a ainsi co-signé, avec les groupes Socialiste et Ecolo, l’amendement 2 portant « motion de résolution alternative ».

Cet amendement apporte une preuve supplémentaire que la coalition « UMPS » déjà constatée au niveau national français se poursuit au Parlement européen.

L’amendement 2 mérite un examen approfondi : le texte de la résolution alternative est effectivement identique avec l’original contesté. Seul un nouveau paragraphe 6 a été ajouté pour confirmer une liberté de parole conditionnée : la liberté de parole ne s’appliquera plus dès lorsqu’il est question de l’homosexualité.

Sur la fiche de séance figure le nom du rapporteur fictif ce qui est correct selon les procédures.

Force est de constater cependant que la décision finale était prise par Mme Véronique Mathieu Houillon en sa capacité de coordinatrice du groupe PPE au sein de la commission parlementaire chargée du rapport.

Si l’amendement 2 (motion de résolution alternative avec texte original identique) déposé par le PPE était adopté, il n’y aura plus aucun vote sur le texte original et les nombreuses demandes de vote séparés. Mais le texte original sera tout de même adopté parce qu’il figure dans l’amendement 2. L’original est déguisé en alternative, grâce aux procédures de vote en séance plénière du Parlement européen.

Une argumentation simple permet de comprendre pourquoi il faut s’opposer au rapport Lunacek sur la « Feuille de route LGBT » :

  1. Le caractère universel des droits fondamentaux ne doit pas être restreint à cause d’une décision individuelle de vivre sa sexualité, ou « l’identité de genre » (vocable non définie par ailleurs: la Commission européenne a confirmé en réponse à une question parlementaire que le terme « genre » ne figure nulle part dans les Traités et qu’il n’a aucune base légale dans le droit communautaire).
  2. Dans ses positions politiques, le Parlement européen doit respecter l’équilibre entre le droit à l’égalité des chances et les autres droits fondamentaux. Or, si cette « Feuille de route LGBT » était adoptée, les institutions de l’UE et les États membres devront intégrer la dimension de l’homosexualité dans tous les domaines de la politique publique. L’homosexualité deviendra un principe directeur des politiques publiques.
  3. Toutes les demandes de la « Feuille de route pour les LGBT » sont formulées de manière à ce que la Commission européenne puisse agir à l’avenir par ses propres mécanismes comme par exemple la méthode de coordination ouverte. Selon la jurisprudence récurrente de la Cour européenne de justice, il appartient aux seuls État membres et leurs Cours de justice nationale d’accommoder au mieux les tensions entre droits fondamentaux concurrents. Avec la « Feuille de route pour les LGBT », le Parlement européen contribue à la concentration grandissante du pouvoir décisionnel à Bruxelles au détriment des États membres.
  4. Au fond, la « Feuille de route LGBT » vise le droit au mariage pour les couples de même sexe et l’approfondissement de l’idéologie du genre dans l’Union européenne. Pour comprendre l’étendue des demandes, il faut savoir déchiffrer le contenu entre les lignes: le terme « reconnaissance mutuelle des effets des documents d’état civil » (§ 4 H ii) est utilisé pour pousser les États membres à autoriser le mariage pour tous. Un gouvernement ne pourrait plus contester le contenu d’un document d’état civil, mais doit l’accepter pour son seul intitulé du document (« certificat de mariage »). Un mariage homosexuel conclu en France devrait être automatiquement reconnu dans des États membres ou cet institut juridique n’existe même pas. Même exemple pour les changements médicaux de sexe biologique.
  5. Demandez aux Membres du Parlement européen d’adopter l’amendement 1 qui porte une motion de résolution alternative. Adopter l’amendement 1 vise à remplacer la motion de résolution contestée. La motion de résolution alternative confirme l’universalité des droits fondamentaux pour tous les citoyens indépendamment de la manière dont ils ont décidé de vivre leur sexualité, et confirme que l’Union européenne doit respecter l’équilibre entre le droit à l’égalité des chances et les autres droits fondamentaux.
  6. Le vote sur l’amendement 1 est un vote nominatif. On connaîtra les députés qui s’opposent, qui votent abstention ou qui ne votent pas. Les députés européens qui ne votent pas pour l’amendement 1 ne seront pas reconduits aux prochaines élections européennes.
  7. Pas besoin d’avoir peur d’être accusé d’homophobie. Le discours de haine émane des activistes de ILGA-Europa qui harcèlent publiquement les opposants à leur « Feuille de route LGBT » comme menteurs, intolérants, réactionnaires et religieusement fanatiques. Les activistes LGBT divisent les citoyens en fonction de la manière dont ils vivent individuellement leur sexualité. Cela ne saurait être un critère pour le bien commun dans 28 États membres…

 

La campagne d’auto-promotion du lobby LGBT

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Les élections européennes ne sont plus qu’à 4 mois et de nombreuses campagnes sont lancées, tant par les candidats eux-mêmes que pour promouvoir certaines causes.

Le lobby LGBT representé par ILGA Europe à Bruxelles a lancé la sienne au Parlement européen. Des députés européens, y compris Ulrike Lunacek, ont posé devant les photographes au cours de la soirée de lancement au Parlement européen pour montrer leur soutien à la campagne intitulée « Come out 2014 European Election pledge ». 

La campagne a pour but de promouvoir 10 objectifs parmi lesquels:

L’adoption d’une feuille de route d’égalité LGBTI – en d’autres mots le même objectif que le rapport Lunacek.

L’adoption d’une directive de l’UE sur la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

La promotion d’une définition inclusive de la famille dans les politiques de l’UE. Autrement dit, il s’agit de mettre à pied égal toutes formes de vie commune et ouvrir un « droit au mariage » pour les personnes de même sexe.

Faire de l’Union européenne le champion du monde d’égalité LGBTI…

Curieusement, la campagne ne s’arrête pas là: en réalité il s’agit aussi d’une campagne d’auto-promotion d’ILGA Europe. En effet, cette organisation qui reçoit déjà 1 million d’euros par an de la part de la Commission européenne pour couvrir ses frais de fonctionnement entre autres, fait aussi la promotion d’elle-même. Sur la page Facebook de la campagne d’ILGA on peut lire « I support ILGA-Europe. I came out for Human Rights » (« Je soutiens ILGA. J’ai fait mon come-out pour les Droits de l’Homme).

Ainsi, le lobby LGBT fait du lobbying pour son propre financement à travers les candidats aux élections européennes. La question est de savoir si ceux qu’ils prétendent représenter sont au courant de cette démarche?

#NonAuRapportLunacek – Alerter les députés européens

#NonAuRapportLunacek

Peu après l’échec du rapport Estrela, les députés du Parlement européen votera sur le rapport Lunacek, officiellement connu sous le nom de « Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » (A7-0009/2014). 

Stupéfiant: le vote prévu le 4 février pourrait passer en douceur car il ne figure pas à l’ordre du jour pour le débat public. Seule son adoption est annoncée. C’est très inhabituel !

Adopté par la Commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE), le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine.

Toutefois, la position de la commission parlementaire LIBE ne reflète pas celle de l’ensemble des députés européens.

Par conséquent, les députés européens devraient exiger un débat public de ce rapport en séance plénière, car actuellement ce débat est éludé et seule l’adoption du rapport figure dans le projet e l’ordre du jour de la prochaine séance plénière.

Ensuite, les députés devraient demander au Président du parlement européen Martin Schultz (groupe socialiste) l’ouverture d’un délai de dépôt d’amendements pour le vote en séance plénière. A ce moment peut également être présenté une motion de résolution alternative.

 

Modèle de lettre à l’intention des Membres du Parlement européen

Madame, Monsieur le député au Parlement européen,

Le mardi 4 février, vous voterez sur le rapport Lunacek, sans toutefois vouloir en débattre publiquement en séance plénière. Auriez-vous des scrupules pour justifier ce rapport publiquement?

La Feuille de route LGBT constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine. La référence faite au mécanisme de « feuille de route » vise à tromper, et y réussit. Elle fait un mauvais usage d’une politique de non-discrimination (sans rapport aucun) afin de créer en réalité des privilèges accordés à certains citoyens en raison de leur vie sexuelle. À cette fin, les vocables « homophobie » et « identité de genre » ont été inventés alors qu’ils ne figurent même pas dans l’acquis communautaire.

Si la Feuille de route était adoptée, les institutions de l’UE et les États membres devront intégrer la dimension de l’homosexualité dans tous les domaines de la politique publique, à savoir non seulement les compétences nationales élémentaires, comme la santé publique et l’éducation, mais aussi l’emploi, le droit d’asile et les affaires étrangères. Le rapport Lunacek prévoit de fait un dispositif de veto pour les processus décisionnels européens favorisant la communauté LGBT. Comprenez: Rien dans une future législation européenne ne pourra plus contrarier les intérêts des militants homosexuels et lesbiens. Avec cette Feuille de route LGBT, le Parlement européen demandera l’intégration obligatoire de la dimension de l’homosexualité dans toute action législative et politique publique dans l’ensemble des États membres. En bref, les militants LGBT cherchent à obtenir des privilèges particuliers en employant la stratégie de la victimisation ainsi qu’une référence fallacieuse à l’universalité des « droits de l’homme ».

La feuille de route de l’UE garantira la liberté de réunion et la liberté d’expression aux militants homosexuels et musellera les critiques à l’égard de l’acte homosexuel et du militantisme LGBT, sous prétexte de combattre des discours et des actes haineux.

En prenant une telle position politique, le Parlement européen exigerait que l’UE et ses États membres appliquent deux poids et deux mesures : une liberté d’expression totale pour la « communauté homosexuelle », par contre des restrictions, ordonnées par voie institutionnelle, portant sur l’expression de toute éventuelle critique. Aucune disposition ne prévoit de protéger le droit qu’ont les personnes de s’auto-déterminer, le droit qu’ont les parents d’éduquer leurs enfants et de protéger les mineurs de la propagande homosexuelle si tel est leur bon vouloir, le droit à l’objection de conscience.

Le mécanisme même « Feuille de route »– conçue au départ pour protéger les droits des personnes handicapées – fera l’objet d’une utilisation politique abusive, afin d’obliger les États membres à autoriser le « mariage homosexuel pour tous », à cause des vues qu’elle contient à propos de la citoyenneté, des familles et de la liberté de circulation. Les couples homosexuels auront ensuite accès à l’adoption plénière, à la fécondation in vitro et aux mères porteuses.

Qui plus est, s’il était adopté, le rapport Lunacek ne laissera aucun autre choix aux institutions de l’UE et aux États membres que d’incorporer l’agenda homosexuel à la conception de politiques publiques, notamment dans des domaines qui étaient auparavant de la compétence des gouvernements nationaux : la santé et l’éducation. L’agenda homosexuel va également s’imposer au grand public sur des sujets comme l’emploi, le droit d’asile, et les affaires étrangères.

Il faut que l’UE et les États membres soient loyaux au droit européen, mais il ne faut pas qu’ils créent des droits spécifiques à cause du comportement sexuel d’un petit groupe de citoyens !

Par conséquent, je vous invite à demander à la Conférence des présidents des groupes politiques d’ajouter ce rapport à l’ordre du jour pour un débat public. Je vous invite également à intervenir auprès du Président Martin Schulz (groupe socialiste) pour ouvrir un délai de dépôt d’amendement à l’adoption en séance plénière. Enfin, je vous demande de rejeter le rapport Lunacek ou à lui substituer une résolution de remplacement. Celle-ci devrait utilement postuler que l’Union européenne met en œuvre la Charte des droits fondamentaux dans le respect d’un équilibre entre le droit à l’égalité des chances et d’autres droits fondamentaux.

Je vous saurais gré, également, de réclamer un vote nominatif, car je désire connaître votre position sur cette résolution. Connaître votre vote nominatif me sert de critère décisif le dimanche 25 mai 2014, jour des élections européennes.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma sincère considération.

 

Le Parlement européen s’apprête à voter une feuille de route pour des droits spécifiques aux LGBT

#NonAuRapportLunacek

Peu après l’échec du rapport Estrela, les députés de la gauche du Parlement européen se sont tout de suite penchés sur sa prochaine initiative, le « rapport Lunacek ». Le 4 février le Parlement européen votera ce texte, officiellement connu sous le nom de « Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » (A7-0009/2014).

Stupéfiant: les députés européens veulent adopter ce rapport en douceur car il ne figure pas à l’ordre du jour pour le débat public. Seule son adoption est annoncée. C’est très inhabituel !

Adopté par la Commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE), le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBT de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine. Déjà le titre est trompeur: les mots « homophobie » et « identité de genre » ne figurent nulle part dans le droit communautaire: ce sont des vocables du militantisme homosexuel. Toutefois, la position de la commission parlementaire LIBE ne reflète pas celle de l’ensemble des députés européens.

Le rapport Lunacek impose les « Principes de Yogyakarta » à l’ordre juridique de l’UE. Dans les Principes de Yogjyakarta, les militants LGBT prétendent à tort que « les droits spécifiques aux homosexuels sont du domaine des droits universels de la personne humaine » et qu’un ensemble de 140 droits spécifiques à la communauté homosexuelle doit être imposé dans le but de satisfaire aux exigences internationales concernant les droits de l’homme.

Le rapport Lunacek avance une réinterprétation extrême et une manipulation des droits de l’Homme. En voici le commentaire approfondi : Ulrike Lunacek, le rapporteur, est une féministe de gauche et militante LGBT, membre du Parlement européen (Autriche – parti écologiste les verts), et co- présidente de l’intergroupe pour les droits des LGBT. Elle appartient donc au bras politique institutionnel de l’activisme homosexuel. En 2013, Mme Lunacek disposait un amendement visant à légitimer la pédophilie en invoquant la nécessité d’une « éducation sexuelle interactive et sans tabou » auprès des adolescents.

Quel rapport avec la feuille de route de l’UE ?

Les références faites au mécanisme de Feuille de route de l’UE sont hautement fallacieuses. Une actuelle feuille de route de l’UE n’existe que pour protéger les droits des personnes handicapées. Cependant, le lobby LGBT pervertit l’intention originale du mécanisme « feuille de route » en ne l’utilisant pas pour établir une égalité de traitement mais, au contraire, pour accorder des privilèges particuliers fondés sur la manière de vivre la sexualité! Il est déconcertant de voir les LGBT concevoir leur agenda aux dépens des personnes handicapées.

Que contient la résolution feuille de route ?

L’intention de la résolution est « l’homosexualisation institutionnelle des droits de l’Homme » (« queering human rights »). Si la Feuille de route était adoptée, les institutions de l’UE et les États membres devront intégrer la dimension de l’homosexualité dans tous les domaines de la politique publique, à savoir non seulement les compétences nationales élémentaires, comme la santé publique et l’éducation, mais aussi l’emploi, le droit d’asile et les affaires étrangères. Le rapport Lunacek prévoit de fait un dispositif de veto pour les processus décisionnels européens favorisant la communauté LGBT [§ 4 et § 4 A (i)]. Comprendre : Rien dans une future législation européenne ne pourra plus contrarier les intérêts des militants homosexuels et lesbiens. Avec cette Feuille de route LGBT, le Parlement européen demandera l’intégration obligatoire de la dimension de l’homosexualité dans toute action législative et politique publique dans l’ensemble des États membres.

Même si cette résolution n’est pas juridiquement contraignante, elle représentera un symbole politique fort. Un mauvais usage politique pourra alors en être fait pour obliger les États membres à légiférer sur « le mariage homosexuel pour tous » même en absence de volonté populaire nationale. En effet, pour Bruxelles le « mariage pour tous » n’est pas défini comme étant un enjeu de la politique familiale pour laquelle l’UE ne dispose pas de compétence. En revanche, il est articulé comme enjeu relevant de la citoyenneté et la libre circulation des citoyens. Après cette réinterprétation, l’UE peut s’accorder une compétence. Dès lors les couples homosexuels de tous les États membres auront accès à l’adoption plénière, à la fécondation in vitro et aux mères porteuses. La Feuille de route de l’UE garantira la liberté de réunion et d’expression uniquement aux militants homosexuels et caractérisera toute critique à l’égard de l’acte homosexuel ou du militantisme LGBT comme propos et actes haineux. L’objectif est de faire taire toute critique de l’homosexualité ou du militantisme LGBT.

En prenant cette position politique, le Parlement européen exigerait que l’UE et ses États membres appliquent deux poids et deux mesures : une liberté d’expression totale pour la communauté homosexuelle mais une liberté d’expression restreinte pour ce qui est des éventuelles critiques. Aucune disposition ne prévoit de protéger le droit pour les parents d’éduquer leurs enfants, de protéger les mineurs de la propagande homosexuelle, ou le droit à l’objection de conscience.

Le rapport Lunacek fait pression sur les États membres pour obtenir la reconnaissance juridique des « mariages » homosexuels. Cela s’exprime de manière insidieuse et masquée en demandant la reconnaissance mutuelle et la prise d’effet automatiques de tout document d’état civil, dont les actes de mariage. Cela signifierait que les États membres dans lesquels les « mariages homosexuels » ne sont pas reconnus seraient obligés par l’UE de reconnaître un document d’état civil « mariage » sans pouvoir objecter qu’il s’agit d’un mariage homosexuel. Ces État membres seront alors obligés de reconnaître le mariage homosexuel dans leur droit civil même si ce statut n’y est pas prévu.

Le rapport Lunacek presse également l’UE d’exercer une influence politique au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin que l’homosexualité soit rayée de la liste des troubles mentaux et du comportement. Cela représente une stupéfiante atteinte à la liberté de la science et de la recherche scientifique venant d’une institution politique.

Des actes haineux sont commis par des militants homosexuels eux-mêmes : Dans toute l’UE, on observe, preuves à l’appui, une poussée des «actes haineux » commis par de prétendus « militants des droits des homosexuels » sur leurs opposants. De tels actes sont perpétrés avec une fréquence évidente contre l’Église catholique, ses bâtiments et ses représentants : par exemple, la récente interruption de la messe de Noël en la cathédrale de Cologne, la profanation de la basilique Saint Pétrone à Bologne, les atteintes physiques répétées contre l’archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique) ou encore les récentes nombreuses profanations commises à Paris – tous commis par des militants des droits homosexuels et lesbiens. L’adoption d’une Feuille de route spécifique LGBT les distinguant en tant que groupe minoritaire requérant des privilèges particuliers ne reflète donc pas la réalité.

Le projet LGBT du Conseil de l’Europe

Conseil de l'Europe

Alors que l’ensemble des unités du Conseils de l’Europe ont vu leur budget se réduire, une nouvelle unité a été créée, à savoir l’Unité « LGBT ». C’est le résultat de la collaboration de 8 des Etats membres du Conseil de l’Europe qui co-financent un projet intitulé le projet LGBT: la Belgique, les Pays Bas, le Danemark, la Finlande, la Suède, le Royaume Uni et la Suisse.

A travers ce projet des initiatives dans d’autres Etats membres sont financées, notamment via la société civile,  pour promouvoir l’agenda du lobby LGBT. La base de ce projet est une recommandation du Comité des Ministres aux Etats membres sur « des mesures visant à combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre adoptée en 2010 ».

Cette recommandation vise en grande partie de lutter contre des injustices liées à une réelle discrimination, dans des domaines tels le logement ou l’emploi. Cependant, elle introduit également des pistes pour créer un droit à la PMA et à l’adoption pour les personnes de même sexe:

« les Etats membres dont la législation nationale permet à des personnes célibataires d’adopter des enfants devraient garantir son application sans discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. (…)Lorsque la législation nationale permet la procréation assistée médicalement pour les femmes célibataires, les Etats membres devraient essayer de garantir l’accès à ce traitement, sans discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. »

Le Projet LGBT est présenté dans cette vidéo.

Le Parlement européen prépare une « Loi Taubira européenne » – L’UMP est d’accord

Parl eur Sbg drapeaux

Le Parlement européen sert de nouveau de marchepied au lobby homosexuel. À l’ordre du jour de la commission parlementaire des libertés civiles (LIBE), ce mardi 17 décembre, figure un rapport d’initiative sur « la Feuille de route de l’UE contre l’homophobie et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » [2013/2183(INI)]

Objectif du rapport: diviser les citoyens européens en deux classes, les « LGBT » et les autres. Les États membres doivent être obligés à accorder des privilèges aux personnes « LGBT ». À l’horizon se dessine indubitablement une « Loi Taubira européenne » visant le mariage pour tous et dans tous les États membres, même si au stade actuel, cette « Feuille de route LGBT » n’est qu’une prise de position politique de l’Assemblée de Strasbourg. Or, toute directive européenne (loi contraignante) s’annonce en amont par un rapport d’initiative non contraignant. Désormais l’Union européenne menace ouvertement le mariage traditionnel et la famille naturelle.

Le lobby homosexuel s’y est bien préparé. La co-présidente de l’intergroupe LGBT au Parlement européen, Ulrike Lunacek (Ecologiste, Autriche), sert de rapporteur. Elle peut s’appuyer sur l’Agence des droits fondamentaux de l’UE. Depuis 2010, celle-ci a publié huit rapports explicitement consacrés aux droits des personnes homosexuelles et à la non-discrimination fondée sur l’identité du genre. Aucun autre sujet n’était si important. En 2012, cette Agence (qui dépend de la Commission européenne) a versé 370.000 Euro à Gallup et le lobby homosexuel ILGA-Europe pour réaliser une enquête interactive et autoréférentielle sur la situation des personnes LGBT dans l’UE. Seulement 93000 personnes ont répondu, sur 500 million citoyens dans 28 États membres. Procédure entachée d’erreurs de méthode et vivement critiquée de partout, la Commission européenne en décline toute responsabilité politique.

Parallèlement, la commission parlementaire des libertés civiles du Parlement européen a commandité une étude approfondie sur la feuille de route LGBT auprès du think tank bruxellois « Milieu« . Comble de dysfonctionnement : les collaborateurs en charge du dossier chez « Milieu », Vanessa Leigh et Levent Altan (ancien fonctionnaire de la Commission européenne), ont tout simplement confié le sujet à la directrice du bureau européen du Lobby Gay et Lesbien International (ILGA-Europe), Evelyn Paradis. Résultat, l’étude préalable du Parlement européen au rapport d’initiative émane directement de la plume du lobby homosexuel qui en sera le premier profiteur une fois le rapport adopté.

Autre fait inhabituel, les 45 amendements ont été pour la plupart déposés par l’ensemble des rapporteurs fictifs des groupes politiques, y compris du PPE (groupe chrétien-démocrate présidé par l’UMP Joseph Daul). Force est de constater que le PPE ne respecte plus son « Programme de Base » adopté au mois d’octobre 2012. Il n’assume plus son leadership pour défendre les valeurs en Europe. À quoi bon d’être le plus grand groupe si, sur des questions de société, plus aucune différence ne distingue le PPE d’autres formations politiques ?

Les amendements déposés sont explicites:

  • La reconnaissance mutuelle de l’effet de l’ensemble des actes d’état civil établis à travers l’Union, y compris les partenariats enregistrés, les actes de mariage et la reconnaissance juridique du genre, afin de réduire les obstacles juridiques et administratifs discriminatoires auxquels se heurtent les citoyens et leurs familles qui exercent leur droit à la libre circulation: le mariage pour tous pour faciliter la libre circulation des citoyens. [Am 28];
  • les États membres qui ont adopté une législation sur la cohabitation, le partenariat enregistré ou le mariage pour les couples de même sexe devraient reconnaître les dispositions similaires adoptées par les autres États membres » [AM 30];
  • L’ensemble des institutions et agences européennes seront obligées à faire de la promotion de l’homosexualité, de l’orientation sexuelle, de l’identité sexuelle une pièce maîtresse des politiques européennes et nationales dans le cadre d’un plan pluriannuel [AM 3,6,7,24];
  • Les traitements différents justifiés à l’égard des situations objectivement différentes doivent être égalisés car tout se vaut désormais [AM 10, 11];
  • Les personnes transsexuelles ne doivent plus changer leur sexe biologique, le Parlement accepte ainsi qu’une femme devenue homme puisse garder sa capacité d’enfanter bien que la personne ne soit plus femme [AM 22, 29];
  • Trois amendements visent explicitement l’homosexualisation institutionnalisée de la jeunesse: l’enseignement public qui doit transmettre une vision intégralement positive de l’homosexualité et du transsexualisme [AM 14, 15, 16];
  • Le Parlement européen interfère politiquement dans des décisions scientifiques et demande à l’Organisation mondiale de la santé de retirer les troubles de l’identité de genre de la liste des troubles mentaux et du comportement, et de veiller à la reclassification desdits troubles en troubles non pathologiques lors des négociations sur la onzième version de la Classification internationale des maladies (CIM-11) [AM 18];

Toutes ces requêtes cumulent dans une demande spécifique sur l’octroi du statut de mariage pour deux personnes de même sexe. Là encore, le principe de la « libre circulation » sert de paravent. Amendement 28 stipule que « la Commission européenne devrait s’atteler en priorité à la formulation de propositions en vue de la reconnaissance mutuelle de l’effet de l’ensemble des actes d’état civil établis à travers l’Union, y compris les partenariats enregistrés, les actes de mariage et la reconnaissance juridique du genre, afin de réduire les obstacles juridiques et administratifs discriminatoires auxquels se heurtent les citoyens et leurs familles qui exercent leur droit à la libre circulation ». Pour augmenter la pression sur des États résistants, l’amendement 30 précise que « les États membres qui ont adopté une législation sur la cohabitation, le partenariat enregistré ou le mariage pour les couples de même sexe devraient reconnaître les dispositions similaires adoptées par les autres États membres ». Vraiment, une « Loi Taubira européenne » se dessine à l’horizon, imposée politiquement par le Parlement européen, à 5 mois des élections européennes du dimanche 25 mai 2014.

L’adoption du rapport est prévue pour le mardi 17 décembre à 11h en commission parlementaire des libertés civiles, à Bruxelles. Il reste encore du temps pour téléphoner aux députés de la commission des libertés civiles pour les convaincre de rejeter ce rapport en commission.

L’UMP de Jean-François Copé est mal parti pour défendre le mariage et la famille au niveau européen. Par la voix de Véronique Mathieu-Houillon (circonscription de l’Est), l’UMP au Parlement européen a déjà déclaré publiquement son soutien entier à la Feuille de route pour les droits octroyés aux personnes homosexuelles. Michèle Striffler (Parti Radical de Gauche, arrivée à l’UMP par la politique de l’ouverture) votait déjà plusieurs fois pour le mariage pour tous, bien avant que le sujet n’arrivait en France. Mme Striffler avait également activement œuvré en faveur du rapport Estrela. Quant à Jean-Pierre Audy, chef de la délégation UMP: au lieu de demander simplement la suppression du projet de rapport, l’elu corrézien dépose un amendement permettant à l’acronyme LGBTI une meilleure lisibilité.

Licenciés pour cause de critique d’une formation LGBT obligatoire au travail…

paraden 2011

Ce n’est pas un canular mais bien la réalité dans la seconde ville de la Suède Göteborg où une dizaine de chauffeurs de taxi sont licenciés car ils ont « perturbé une formation obligatoire sur les questions LGBT », selon le quotidien Göteborgsposten.

Göteborg se profile comme une ville qui lutte contre l’hétéronormativité : selon le site officiel de la ville ce travail se poursuit depuis 2007 et en 2012 le Conseil municipal a invité la « communauté LGBT de Göteborg à élaborer ensemble des propositions pour rendre la ville de Göteborg plus ouverte et moins hétéronormative ».

A la suite du dernier Gay pride de Göteborg le service de transport d’assistance (Färdtjänsten), un service public offert aux personnes ayant des difficultés pour se déplacer, a organisé une formation sur les questions LGBT et les Droits de l’Homme. Une formation obligatoire pour tous les chauffeurs de ce service. Certains chauffeurs ont remis en question cette formation et ont demandé pourquoi ils sont obligés de se former sur les questions LGBT. Ce questionnement a été traité par la direction du service de transport d’assistance et la direction des sociétés de taxi prestataires. Bilan de leurs échanges : les chauffeurs de taxi en question seront licenciés. Quant à la formation, elle sera poursuivie et d’autres employés seront formés en septembre, en présence de la direction du service public.

En une période où le chômage est élevé ce traitement est particulièrement surprenant : l’agenda LGBT qui concerne une minorité semble désormais supérieur au droit du travail qui lui concerne chacun…